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L’Office franco-allemand pour les énergies renouvelables (Ofaenr) change de nom et élargit son champ d’actions à toute la transition énergétique. Le but est de travailler sur l’interconnexion entre les filières : électricité, chaleur, mais aussi efficacité énergétique et mobilité.

Peu à peu, la coopération franco-allemande se structure autour de la transition énergétique. « L’apprentissage a longtemps été à sens unique : la France importait d’Allemagne des retours d’expérience, en particulier dans l’éolien et le photovoltaïque. Typiquement, le système des tarifs d’achat français est inspiré de la réglementation allemande. Entre les deux pays, un rééquilibrage s’est opéré à mesure que les renouvelables gagnaient en maturité en Allemagne. Leur essor y a, en effet, un impact sur les réseaux et sur le marché de l’électricité. Le gouvernement s’y intéresse donc désormais à ce que fait la France en termes d’appels d’offres, de mécanisme de capacité ou encore de réseaux intelligents », déclarait Sven Rösner, directeur adjoint de l’Ofaenr, à Environnement Magazine en 2014.

Flexibilité et numérique

Un nouveau pas vient d’être franchi. Dix ans après sa création, l’Office franco-allemand pour les énergies renouvelables devient l’Office franco-allemand pour la transition énergétique. Ce changement de nom a été annoncé lors du dernier conseil des ministres franco-allemand. Il traduit un élargissement du champ d’activité de l’office. « L’interdépendance croissante entre les trois piliers de la transition énergétique que sont les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et la mobilité constituera un défi majeur pour le futur en France comme en Allemagne », a réagi Sven Rösner par communiqué. L’office entend continuer à favoriser le dialogue et l’échange de bonnes pratiques au sein du réseau d’acteurs qu’il a constitué. En particulier, sur « les liens entre renouvelables et production de chaleur, cogénération, efficacité énergétique ou encore mobilité », évoque l’office.

Cinq grands axes

L’office met en avant le nouveau contexte dans un monde de l’énergie basé sur la flexibilité et le numérique. Dans le détail, cinq grands axes de travail sont identifiés. Les trois premiers portent respectivement sur l’éolien, l’énergie solaire et le biogaz. Le quatrième concerne les réseaux et compteurs, services systèmes, marchés de l’énergie, mécanismes de soutien, effacements, appels d’offres… Enfin, le cinquième se concentre sur l’efficacité énergétique et la flexibilité du système. Il couvre le stockage, la chaleur renouvelable, le « power to gas » et le « power to heat », l’hydrogène, la mobilité…

 

Source : Environnement-magazine.fr

Auteur : Thomas Blosseville – Chef de rubrique Environnement Magazine